* Christ expose les grâces de l’église (1-7). l’amour de Christ pour l’église (8-15). L’église désire encore plus d’influences de la grâce divine (16).
1 Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile. Tes cheveux sont pareils à un troupeau de chèvres bondissant sur les montagnes de Galaad. 2 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues qui remontent du lavoir: chacune a sa jumelle, aucune d'elles n'est seule. 3 Tes lèvres sont comme un liseré cramoisi et ta bouche est charmante. Derrière ton voile, ta joue est comme une moitié de grenade. 4 Ton cou est pareil à la tour de David, construite pour être un arsenal: mille boucliers y sont suspendus, tous les boucliers des héros. 5 Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d'une gazelle qui broutent au milieu des lis.
6 Avant que la brise du jour ne souffle et que les ombres ne fuient, j'irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l'encens. 7 Tu es toute belle, mon amie, il n'y a aucun défaut en toi.
1-7 Si chacune de ces comparaisons possède une signification applicable aux grâces de l’église, ou au chrétien fidèle, elles ne sont pas clairement connues ; et de grandes erreurs sont faites par des estimations capricieuses. La montagne de la myrrhe semble vouloir désigner le mont Morija, sur lequel le temple a été construit, où l’encens était brûlé, et où les peuples ont adoré le Seigneur. C’était là sa résidence jusqu’à ce que les ombres de la loi donnée à Moïse aient été dispersées par l’arrivée du jour de l’Évangile, et le lever du Soleil de justice. Et ainsi, bien qu’en temps que nature humaine Christ soit absent de son église sur la terre, et qu’il continuera à en être ainsi jusqu’à l’arrivée du jour céleste, il est cependant présent spirituellement dans ses ordonnances, et avec son peuple. Combien sont beaux et avenants les croyants, lorsqu’ils sont justifiés dans la justice de Christ, et ornés des grâces spirituelles ! lorsque leurs pensées, paroles, et actions, bien qu’imparfaites, sont pures, manifestant un cœur nourri par l’Évangile !
8 Viens avec moi du Liban, ma chérie, viens avec moi du Liban! Regarde du sommet de l'Amana, du sommet du Senir et de l'Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards!
9 Tu as volé mon cœur, ma sœur, ma chérie! Tu as volé mon cœur grâce à un seul de tes regards, grâce à un seul des colliers de ton cou.
10 Comme ton amour est beau, ma sœur, ma chérie! Ton amour est bien meilleur que le vin, le parfum de tes huiles que tous les aromates! 11 Tes lèvres distillent le miel, ma chérie. Il y a sous ta langue du miel et du lait, et l'odeur de tes habits est pareille à celle du Liban.
12 Tu es un jardin privé, ma sœur, ma chérie, une fontaine fermée, une source réservée. 13 Tes pousses sont un jardin de grenadiers aux fruits les meilleurs. On y trouve réunis du henné et du nard, 14 nard et safran, roseau aromatique et cinnamome, toutes sortes d’arbres à encens, myrrhe et aloès, tous les principaux aromates. 15 Tu es la source des jardins, un puits d'eau vive qui coule du Liban!
8-15 Observons le pressant appel que Christ fait à l’église. C’est :
1) Un précepte ; il s’agit de l’appel de Christ à son église pour qu’elle se détache du monde. Ces collines paraissent agréables, mais il y a en elles des tanières de lions ; elles sont les montagnes des léopards.
2) Comme une promesse ; beaucoup seront ajoutés comme membres de l’église, de toute part. L’église sera délivrée de ses persécuteurs au temps propice, bien que maintenant elle demeure parmi les lions, Psaumes 57:4 Le cœur de Christ est sur son église ; son trésor est en cela ; et il prend plaisir dans l’affection qu’elle a pour lui ; son œuvre dans le cœur, et ses œuvres dans la vie. Les odeurs avec lesquelles l’épouse est parfumée sont comme les dons et grâces de l’Esprit. L’amour et l’obéissance à Dieu sont plus plaisants à Christ que le sacrifice ou l’encens. Christ ayant posé sur son épouse le vêtement blanc de sa propre justice, et la justice des saints, et l’ayant parfumée avec la joie sainte et le réconfort, il en est tout à fait satisfait. Et Christ se promène dans son jardin invisible, son jardin fermé. Une haie de protection l’entoure, que tous les pouvoirs des ténèbres ne peuvent pas franchir. Les âmes des croyants sont comme des jardins clos, où se trouve une fontaine d’eau vive, Jean 4:14; 7:38 les influences du Saint-Esprit. Le monde ne connaît pas ces sources de salut, et nul opposant ne peut corrompre cette fontaine. Les saints dans l’église, et les grâces dans les saints sont valablement comparés à des fruits et des épices. Ils sont plantés, et ne grandissent pas d’eux-mêmes. Ils sont précieux ; ils sont les bénédictions de cette terre. Ils seront gardés pour un bon usage lorsque les fleurs seront flétries. La grâce, lorsqu’elle arrivera dans la gloire, durera pour toujours. Christ est la source qui rend ces jardins fertiles ; c’est même une fontaine d’eaux vives.
16 Lève-toi, vent du nord! Viens, vent du sud! Soufflez sur mon jardin et que ses aromates se diffusent! Que mon bien-aimé entre dans son jardin afin qu'il mange de ses fruits les meilleurs!
16 L’église prie pour que les influences de l’Esprit béni fassent de ce jardin un jardin fructueux. Les grâces dans l’âme sont comme les épices dans ces jardins, elles sont en eux ce qui est précieux et utile. L’Esprit béni, dans son œuvre sur l’âme, est comme le vent. Il y a le vent du nord de la conviction, et le vent du sud du réconfort. Il agite les bonnes affections, et fait son œuvre en nous à la fois pour vouloir et pour faire ce qui est bon. L’église invite Christ. Laissons-le avoir l’honneur de tous les produits du jardin, et profitons du réconfort de son acceptation de tout cela. Nous ne pouvons l’inviter à rien qui ne lui appartienne déjà. Le croyant ne peut pas avoir de joie par les fruits, à moins qu’ils ne contribuent d’une manière ou d’une autre à la gloire de Christ. Cherchons alors à nous garder séparés du monde, comme dans un jardin clôturé, et à éviter de nous y conformer.