* la réponse de Christ (1). Les déceptions de l’église sur sa propre folie (2-8). Les excellences de Christ (9-16).
1 J'entre dans mon jardin, ma sœur, ma chérie. Je cueille ma myrrhe et mes aromates, je mange mon rayon de miel avec mon miel, je bois mon vin avec mon lait.
1 Nous voyons ici comment Christ est prêt à accepter les invitations de son peuple. Le peu de bien qui est en nous serait perdu, s’il n’était pas conservé pour lui-même. Il invite aussi son peuple bien-aimé à manger et boire abondamment. Les ordonnances dans lesquelles son peuple l’honore sont les moyens de la grâce.
Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d'amour!
2 J'étais endormie, mais mon cœur veillait. C'est la voix de mon bien-aimé! Il frappe: «Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite, car ma tête est couverte de rosée, mes boucles sont pleines des gouttelettes de la nuit.» 3 J'ai enlevé mon habit. Comment pourrais-je le remettre? J'ai lavé mes pieds. Comment pourrais-je les salir?
4 Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre et j’ai été bouleversée à cause de lui. 5 J’ai commencé à ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a perlé la myrrhe, de mes doigts la myrrhe a coulé sur la poignée du verrou. 6 J'ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s'était retiré, il avait disparu. Je perdais tous mes moyens pendant qu’il parlait! Je l'ai cherché, mais je ne l'ai pas trouvé. Je l'ai appelé, mais il ne m'a pas répondu. 7 Ce sont les gardes qui font la ronde dans la ville qui m'ont trouvée. Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée, ils m'ont enlevé mon châle, les gardes des murailles.
8 Je vous en supplie, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous? Que je suis malade d'amour.
2-8 Les églises et les croyants, par insouciance et esprit de sécurité, en arrivent à ce que Christ s’éloigne. Nous devons prendre note de nos sommeils et de nos désordres spirituels. Christ frappe à la porte pour nous réveiller, il frappe par sa parole et son Esprit, il frappe par des afflictions et par nos consciences ; cela nous est répété en Apocalypse 3:20 Lorsque nous oublions de nous souvenir de lui, il continue à penser à nous. L’amour de Christ pour nous doit engager le nôtre pour lui, même dans les pires moments ; et nous ne pouvons qu’être des vainqueurs par cela. Les âmes insouciantes jettent le mépris sur Jésus-Christ. Un autre ne peut pas être envoyé pour ouvrir la porte. Christ nous appelle, mais nous n’y prêtons pas attention, ou nous prétendons ne pas avoir de force, ou que nous n’avons pas le temps, et nous pensons que nous pouvons être excusés. De chercher des excuses c’est faire peu de cas de Christ. Ils ont du mépris pour Christ, ceux qui ne peuvent pas trouver dans leurs cœurs le moyen de supporter un coup de vent froid, ou d’abandonner un lit douillet pour lui. Voyez les influences puissantes de la grâce divine. Il a passé sa main pour déverrouiller la porte, comme quelqu’un qui est las d’attendre. Ceci représente une œuvre de l’Esprit sur l’âme. Le lever du croyant, qui abandonne toute indulgence envers lui-même, recherchant par la prière à recevoir les consolations de Christ, et à supprimer chaque empêchement à la pleine communion avec lui ; ces actions de l’âme sont représentées par les mains d’où coule la myrrhe qui sent bon, sur la poignée de la serrure. Mais le Bien-aimé était parti ! En s’éloignant de lui-même, Christ veut enseigner à son peuple à donner plus de valeur à ses visites gracieuses. Observons que l’âme continue à appeler Christ son Bien-aimé. Chaque abandon n’est pas le désespoir. Seigneur, je crois, et pourtant je dois dire: Seigneur, aide mon incrédulité. Ses paroles m’ont fait fondre, et j’étais un tel misérable que je veux faire des excuses. Le souffle coupé, l’étouffement produit par les convictions de péché sont des choses très amères pour la pensée, lorsque Dieu ouvre nos yeux. L’âme s’en va à sa poursuite ; non seulement par la prière, mais en utilisant tous les moyens, en le cherchant dans les chemins où il pourrait se trouver. Les gardes m’ont blessée. Certains rapportent cela à ceux qui appliquent mal la parole à des consciences réveillées. La recommandation aux filles de Jérusalem semble représenter le désir du croyant affligé manifesté dans les prières du chrétien le plus faible. Une âme réveillée est plus sensible aux abandons de Christ qu’à tout autre trouble.
9 Qu’a-t-il de plus qu'un autre, ton bien-aimé, toi la plus belle des femmes? Qu’a-t-il de plus qu'un autre, ton bien-aimé, pour que tu nous supplies de cette manière?
10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil, on le remarque au milieu de dizaines de milliers. 11 Sa tête est d’or pur. Ses boucles sont flottantes, noires comme le corbeau. 12 Ses yeux sont pareils à des colombes au bord des ruisseaux: ils baignent dans le lait, ils reposent au sein de l'abondance. 13 Ses joues sont comme un parterre d'aromates, ce sont des amas d’épices. Ses lèvres sont des lis d'où coule la myrrhe.
14 Ses mains sont des anneaux d'or garnis de chrysolithes. Son ventre est d’ivoire poli, couvert de saphirs. 15 Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc posées sur des bases en or pur. Son aspect est aussi majestueux que le Liban, aussi distingué que ses cèdres. 16 Son palais n'est que douceur et toute sa personne est désirable.
9-16 Même ceux qui n’ont qu’une faible connaissance de Christ, ne peuvent pas voir autre chose qu’une aimable beauté dans les autres qui portent son image. Il y a l’espérance de ceux qui commencent à se renseigner à propos de Christ et de ses perfections. Les chrétiens, qui sont eux-mêmes bien informés sur Christ, doivent faire tout ce qu’ils peuvent pour que les autres connaissent quelque chose de lui. La gloire divine le rend vraiment beau aux yeux de tous ceux qui sont éclairés à discerner les choses spirituelles. Il est blanc dans l’innocence sans tache de sa vie, vermeil dans les souffrances saignantes qu’il a traversées vers sa mort. Cette description de la personne du Bien-aimé formerait, dans le langage figuré de ce temps-là, un portrait de la beauté d’une personne et de la grâce de ses manières ; mais l’exactitude de quelques-unes des allusions peut ne pas nous apparaître. Il viendra pour être glorifié dans ses saints, et pour être admiré dans tous ceux qui croient. Puisse son amour nous contraindre à vivre à sa gloire.